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	<title>L&#039;envers du décor &#187; Molière</title>
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		<title>Une tragi-comédie estivale</title>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2011 16:54:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À propos de L&#8217;École des femmes. Comme OEdipe, Arnolphe porte la faille dans son propre nom ; saint Arnoul étant<a class="more-link" href="http://www.tcag.ch/blog/2011/scenes/une-tragi-comedie-estivale.html">...[lire la suite]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="coul-scene">À propos de </span><em class="coul-scene">L&#8217;École des femmes</em><span class="coul-scene">.</span> Comme OEdipe, Arnolphe porte la faille dans son propre nom ; saint Arnoul étant considéré, depuis le Moyen Âge, comme le patron des maris trompés. <span id="more-3891"></span>Dès lors, toute sa vie semble tourner autour de cette question et de la tentative de contrer la fatalité. Il ira jusqu’à se débaptiser pour s’appeler Monsieur de la Souche ! Mais surtout, il fomentera un projet digne du docteur Frankenstein : acheter une enfant de cinq ans à ses parents désargentés pour l’enfermer ensuite dans un couvent, en donnant la consigne de l’élever dans l’ignorance, l’innocence et la naïveté.</p>
<p>Le vaniteux Arnolphe est persuadé d’avoir trouvé la parade aux frasques supposées des femmes en en choisissant une sotte et laide qu’on ne convoitera pas, qui le servira honnêtement et qui n’aura pas les moyens, de par son éducation atrophiée, de lorgner à droite et à gauche… Mais comme OEdipe, à vouloir échapper à son destin, on s’y précipite aveuglément. Les sentiments n’ont pas besoin de leçons pour naître ; ils naissent, c’est tout ! L’Amour frappe Agnès et c’est du jeune Horace dont elle s’éprend…</p>
<blockquote class="coul-scene"><p>La créature se retourne contre «son» créateur.</p></blockquote>
<p>On assiste alors à une formidable course effrénée de cinq actes en vers, sans pathos, dans lesquels Arnolphe tente, en dépit de tous, d’étouffer dans l’oeuf le sentiment qu’éprouve celle pour qui il a tant investi. La créature se retourne contre «son» créateur. Le bourreau devient victime de son propre stratagème. La naïveté de la jeune fille devient une arme contre le despotisme du bourgeois qui, à travers son argent, semblait pouvoir contrôler son monde.</p>
<p>Et Arnolphe, qui a planifié les moindres détails de son grand oeuvre, se retrouve alors désemparé et jaloux pour prendre conscience du véritable attachement qui le liait à la petite. Mais est-ce bien de l’amour ?&#8230; Arnolphe est-il naïf, cynique ou bêtement stupide ? Doit-il apparaître comme un grotesque inoffensif ou un dangereux misogyne ?</p>
<p>Je me garderai bien d’être manichéen : il est tout cela ! Complexe et versatile, comme tout un chacun. Comme est complexe d’ailleurs le lien qu’entretient Molière avec son oeuvre : n’écrit-il pas L’École des femmes l’année de son mariage avec Armande Béjart, de vingt ans sa cadette, et fille de Madeleine, son ancienne maîtresse ?</p>
<p>Molière joue sans concession avec sa biographie et brosse le portrait de personnages naïfs et cruels malgré eux. Imaginons une propriété isolée dans une campagne reculée, dans laquelle Chrysalde, l’employé de la poste, serait l’unique pont tendu avec la ville. Agnès habiterait dans une grande cage dont on la sortirait comme on sort un pot de fleur de sa serre ; Arnolphe aurait des allures de Buster Keaton et un jeune étudiant en vacances scolaires, Horace, aurait trouvé la saine occupation de jouer un tour pendable à un inconnu, tout en séduisant une fille…</p>
<p>Une tragi-comédie estivale en somme.</p>
<p>Jean Liermier</p>
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		<title>La saison 11-12</title>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2011 16:53:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À propos de la saison 11-12. Véritable Théâtre de création, projet unique à Genève, le Théâtre de Carouge, dirigé par<a class="more-link" href="http://www.tcag.ch/blog/2011/actualites/la-saison-11-12.html">...[lire la suite]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="coul-actu">À propos de la saison 11-12.</span> Véritable <strong>Théâtre de création</strong>, projet unique à Genève, <strong>le Théâtre de Carouge</strong>, dirigé par Jean Liermier, <strong>dédie sa scène</strong> aux auteurs classiques et aux metteurs en scène qui donnent un <strong>souffle nouveau</strong> aux <strong>fondamentaux du Théâtre</strong>. <span id="more-3907"></span></p>
<p><span class="lettrine">C</span>ette année, le Théâtre de Carouge propose pas moins de <strong>huit spectacles inédits</strong> en Suisse. Une <strong>affiche éclectique</strong> qui réunie  metteurs en scènes romands et français parmi les plus importants du moment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Création 225<sup>ème</sup> de la Ville de Carouge :</strong><br />
Les facéties de <strong>Philippe Morand</strong> et de son collectif d’acteurs pour <em>Les Colombinazione</em>, un spectacle italien haut en couleur, joué sur tréteaux, place de Sardaigne, pour <span style="text-decoration: underline;">fêter les 225 ans de la Cité Sarde</span>. (Du ve. 2 au di. 11 septembre 2011, gratuit, hors abonnement).</p>
<p><strong>Programmation Festival de la Bâtie-Genève :</strong><em><br />
Enfant</em>, une pièce chorégraphique de <strong>Boris Charmatz</strong>, <span style="text-decoration: underline;">accueil programmé dans le cadre de La Bâtie-Festival de Genève</span>. (Ve. 2  et sa. 3 septembre 2011. Billetterie : batie.ch ou +41 (0)22 738 19 19).<strong> </strong></p>
<p><strong>Reprise :</strong><br />
La reprise du succès de <strong>Jean Liermier</strong>, <em>L’École des femmes</em> de Molière. (Du ma. 27 septembre au di. 2 octobre 2011 – Hors abonnement)</p>
<p><strong>Première en suisse :</strong><br />
L’époustouflant <em>Têtes rondes et Têtes pointues</em> de Brecht dans une mise en scène de <strong>Christophe Rauck</strong>. Un spectacle musical qui fera date. (Du ma. 11 au di. 23 octobre 2011).</p>
<p><strong>Événement :</strong><br />
La venue exceptionnelle d’un monstre sacré du théâtre russe, <strong>Piotr Fomenko</strong>, avec deux pièces inédites : <em>Loups et brebis</em> et <em>Le Bonheur conjugal</em>. (Du ve. 4 au sa. 12 novembre 2011 – Hors habonnement).</p>
<p><strong>De 7 à 77 ans :</strong><br />
La reprise d’un spectacle de <strong>Dominique Catton</strong> qui a marqué les esprit à sa création en 2001 : <em>Les bijoux de la Castafiore</em>, première adaptation jamais réalisée d’une œuvre d’Hergé, dans sa version originale. (Du me. 23 novembre au di. 18 décembre 2011).</p>
<p><strong>Création, pour Noël :</strong><br />
Un spectacle de noël, imaginé par <strong>Jean-Claude Issenmann</strong>, le père des Babibouchettes : <em>Contes divers</em> une adaptation libre de l’univers de la romancière Karen Blixen, auteure de Out of Africa. (Du ma. 6 décembre 2011 au di. 5 février 2012).</p>
<p><strong>Première en Suisse :</strong><br />
Éric Cantona, acteur dans<em> Ubu enchaîné</em> du prodige de la scène britannique <strong>Dan Jemmett</strong>. (Du je. 5 au me. 25 janvier 2012).</p>
<p><strong>Création :</strong><br />
<em>Figaro !</em> monté par <strong>Jean Liermier</strong> qui s’inspire de Beaumarchais pour interroger la légitimité des liens du mariage et sonde les profondeurs du sentiment amoureux. (Du ve. 24 février au di. 18 mars 2012).</p>
<p><strong>Première en Suisse :</strong><br />
<em>Oncle Vania</em>, d’Anton Tchekhov, mis en scène par <strong>Alain Françon</strong>, grand spécialiste du dramaturge russe (Du di. 29 avril au sa. 19 mai 2012).</p>
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		<title>À cinq avec « Dom Juan »</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 16:23:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À propos du projet maquette. Olivier Yglesias est l’un des quatre comédiens – avec Elodie Bordas, David Gobet et Alain Börek –<a class="more-link" href="http://www.tcag.ch/blog/2011/acteurs/a-cinq-avec-%c2%ab-dom-juan-%c2%bb.html">...[lire la suite]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong class="coul-acteur">À propos du projet maquette. </strong>Olivier Yglesias est l’un des quatre comédiens – avec Elodie Bordas, David Gobet et Alain Börek – qui ont participé au projet maquette. Sous la direction de Christian Geffroy-Schlittler, ils ont, deux semaines durant, exploré le <em>Dom Juan </em>de Molière, en toute liberté et délestés des contraintes d’une quelconque performance en vue. Impressions.<span id="more-3830"></span></p>
<p><span class="lettrine">J</span></p>
<p>’ai déjà travaillé deux fois avec le metteur en scène Christian Geffroy-Schlittler : sur <em>La Libération des grands classiques</em> et sur <em>Utopie d’une mise en scène </em>qui sera d’ailleurs repris durant trois semaines au Théâtre Saint-Gervais et deux semaines au Théâtre de l’Arsenic la saison prochaine.<br />
Christian est un amoureux de l’acteur. Le rêve de Christian est qu’il n’y ait plus de metteur en scène mais des «<em> </em>créateurs interprètes ». Qu’est-ce que c’est concrètement ? Ce sont des acteurs mis en situation d’improvisation sur les thèmes d’une pièce choisie, et qui inventent eux-mêmes des formes, des gestuelles, des rythmes, des points de vue, des voix qui leur appartiennent forcément puisque c’est eux-mêmes qui les ont inventés. Christian ensuite guide, choisit, pousse ou enlève. Il part du principe que l’acteur se trouve au centre et non le metteur en scène. La force de ce travail réside dans le fait que la dramaturgie interne de l’acteur lui est sienne. Ensuite, il y a évidemment tout un travail de précision, d’esthétique et de « gonflage » des convictions au fil des répétitions. C’est un travail que l’on peut retrouver chez les tg STAN ou plus précisément chez Philippe Caubère dans ses divers films, comme la sixième partie du<em> Roman d’un acteur, </em>(« Les Marches du palais »), où il interprète une dizaines de personnages. Ses films ont été d’ailleurs essentiellement créés à partir d’improvisations, précisées ensuite lors de l’écriture.</p>
<div id="attachment_3837" class="wp-caption aligncenter" style="width: 210px"><strong><img class="size-thumbnail wp-image-3837" title="Olivier Yglesias" src="http://tcag.ch/blog/wp-content/uploads/2011/02/Olivier-Yglesias1-200x200.jpg" alt="" width="200" height="200" /></strong><p class="wp-caption-text">Olivier Yglesias (DR)</p></div>
<p><strong>L’intérêt de ce projet maquette : de l’idée à l’envie et de l’envie à la certitude<br />
</strong>Il y a une année, Christian m’a proposé de travailler sur <em>Dom Juan</em>. Nous avions parlé ensemble d’un délire : que je fasse tous les personnages secondaires de la pièce car j’ai un plaisir fou à défendre les petits personnages. Ça restait une idée un peu folle mais lorsque nous sommes arrivés  à Carouge, il a remis ce délire sur la table. Ce n’était plus une idée mais une réelle envie de sa part que je me lance ce défi.<br />
Ces deux semaines à Carouge ont permis de tester, d’essayer, de proposer cette idée. Après quelques essais intéressants et motivants, nous avons convenu qu’il en serait ainsi dans la mesure où c’est un pari fou, ambitieux, mais ultra motivant car il demande un travail acharné sur neuf personnages. Nous allons faire en sorte d’éviter la caricature ou la création approximative de personnages. Ce sera une réelle tentative d’incarnation de ces neuf personnages. C’est un travail qui prendra beaucoup de temps et c’est, entre autres, pour cette raison que Christian a décidé de monter la pièce en deux ans.<br />
La possibilité de ce projet maquette à Carouge a été décisive pour la suite du travail. En effet, nous avons pu prendre le temps de choisir comment nous allions attaquer le monstre qu’est <em>Dom Juan </em>!<br />
C’est une pièce complexe, intemporelle et universelle. Pour ma part, je n’ai pas vu de <em>Dom Juan </em>qui m’ait convaincu, à part bien sûr la version de Marcel Bluwal avec Michel Piccoli en Dom Juan et Claude Brasseur en Sganarelle. Cependant, ce film a déjà 46 ans !<br />
Malheureusement, dans la plupart des projets, nous n’avons pas le temps nécessaire pour nous préparer, faute de moyens, et certaines idées sont abandonnées par manque de temps. Il faut être rentable et efficace. <br />
Ce projet maquette a permis tout l’inverse ! Il a rendu possible de passer d’une idée à une envie et d’une envie à une certitude. Merci pour votre accueil précieux.</p>
<p><strong>Olivier Yglesias</strong></p>
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		<title>Rétrospective 2008-2011</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2011 16:14:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A propos du Théâtre de Carouge. Pour bien commencer l&#8217;année, l&#8217;équipe du Théâtre de Carouge vous propose de revenir en<a class="more-link" href="http://www.tcag.ch/blog/2011/actualites/retrospective-2008-2001.html">...[lire la suite]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="coul-actu">A propos du Théâtre de Carouge.</span> Pour bien commencer l&#8217;année, l&#8217;équipe du Théâtre de Carouge vous propose de revenir en images sur les temps forts des saisons programmées par Jean Liermier. Bonne année à toutes et à tous !<span id="more-3595"></span></p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZZ0wjP7cLys?hl=fr&#038;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/ZZ0wjP7cLys?hl=fr&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
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		<title>Scapin en technicolor</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 13:27:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À propos des Fourberies de Scapin. Il reste quelques place pour le spectacle d’Omar Porras et du Teatro Malandro. Regardez un<a class="more-link" href="http://www.tcag.ch/blog/2010/actualites/scapin-en-technicolore.html">...[lire la suite]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="coul-actu"><strong>À propos des</strong> <em><strong>Fourberies de Scapin.</strong></em></span> Il reste quelques place pour le spectacle d’Omar Porras et du Teatro Malandro. Regardez un extrait de la pièce !<span id="more-3451"></span></p>
<p><span class="lettrine">B</span>ranle-bas de combat dans les saloons napolitains ! Octave a, en secret, épousé Hyacinte, la jeune femme qu’il aime. L’amour de Léandre, c’est Zerbinette, une belle Égyptienne. Mais Géronte et Argante, leurs pères, ont d’autres projets d’union pour leurs fils. Sans le moindre sou en poche, comment braver l’intransigeante autorité ?</p>
<p>Faire appel à Scapin, bien sûr ! L’as de la débrouille, le valet astucieux, maître de la manipulation, l’habile ouvrier des ressorts et des intrigues.</p>
<p>Et du ressort, assurément cette farce n’en manque pas. À la croisée de l&#8217;œuvre de Térence et de la commedia dell’arte, <em>Les Fourberies de Scapin </em>brillent de tous les feux de la comédie.</p>
<p>Sous l’œil aiguisé d’Omar Porras, maître d’un théâtre à l’esthétique baroque et la générosité légendaire, l’énergique troupe du Teatro Malandro réalise ici une éblouissante démonstration du savoir-faire de Molière.</p>
<p>Jeux de masques et de costumes, décor de dessin animé tout en volumes et en couleurs, piqué de quelques savoureux anachronismes, musiques, chants, danses, larmes et joie, assurent le rythme infernal de cette satire cruelle et drôle.</p>
<p>Une farce haletante, inventive et explosive !</p>
<p>(Vidéo : Regardez cette vidéo sur la page des articles)</p>
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		<title>Atelier pour adolescents autour des «Fourberies de Scapin»</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Dec 2010 15:53:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À propos des Fourberies de Scapin. Il reste quelques places libres pour cet atelier destiné aux adolescents de 12 à 18<a class="more-link" href="http://www.tcag.ch/blog/2010/actualites/atelier-pour-adolescents-autour-des-%c2%abfourberies-de-scapin%c2%bb.html">...[lire la suite]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong class="coul-actu">À propos des <em>Fourberies de Scapin. </em></strong>Il reste quelques places libres pour cet atelier destiné aux adolescents de 12 à 18 ans. Les activités de cet atelier visent à découvrir la pièce dans la mise en scène d’Omar Porras <span id="more-3196"></span>en passant par plusieurs étapes : visite au Musée d’art et d&#8217;histoire sur un thème surprise lié à la pièce, atelier de jeu théâtral sur <em>Les Fourberies </em>avec un comédien à la Société de Lecture, découverte des coulisses du spectacle au Théâtre de Carouge. Introduction unique dans cet univers miroitant, l’atelier s&#8217;achèvera avec la représentation, à laquelle les adolescents assisteront depuis des places privilégiées.</p>
<p>• Le mercredi 15 décembre, de 13h à 18h (Musée d&#8217;art et d&#8217;histoire puis Société de Lecture)<br />
• Le vendredi 17 décembre à 17h30 (Théâtre de Carouge) et 20h (représentation)<br />
<em> • Participation aux frais : abonnés/membres de la Société de Lecture 100.- ; non abonnés, non membres de la Société de Lecture 150.- (spectacle inclus)</em></p>
<p><strong>En partenariat avec la Société de Lecture et le Musée d&#8217;art et d&#8217;histoire</strong><strong><strong>. Réservation à <a href="mailto:atelier@tcag.ch">atelier@tcag.ch</a> ou au 022 308 47 20</strong></strong></p>
<div id="attachment_3197" class="wp-caption alignnone" style="width: 235px"><a rel="attachment wp-att-3197" href="http://tcag.ch/blog/2010/actualites/atelier-pour-adolescents-autour-des-%c2%abfourberies-de-scapin%c2%bb.html/attachment/weeb-scapin-4"><img class="size-full wp-image-3197  " title="weeb-scapin-4" src="http://tcag.ch/blog/wp-content/uploads/2010/12/weeb-scapin-4.jpg" alt="" width="225" height="332" /></a><p class="wp-caption-text">Photo de répétition (photo : Marc Vanappelghem)</p></div>
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		<title>Genèse d&#8217;un OTNI</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 16:22:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À propos des Spectacteurs. La création des Spectacteurs, vrai Objet Théâtral Non Identifié, a suivi un processus particulier : au lieu de<a class="more-link" href="http://www.tcag.ch/blog/2010/textes/genese-dun-otni.html">...[lire la suite]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="coul-texte"><strong>À propos des </strong></span><span style="color: #ff99cc;"><em><span class="coul-texte"><strong>Spectacteurs.</strong></span> </em><span style="color: #000000;">La création des <em>Spectacteurs, </em>vrai Objet Théâtral Non Identifié, a suivi un processus particulier : au lieu de partir d&#8217;une œuvre préexistante, les comédiens – réunis par cooptation – ont tout d&#8217;abord longuement travaillé à la table en se penchant sur toute sorte de textes.<span id="more-2560"></span><br />
</span></span></p>
<p><span class="lettrine">U</span>n, puis deux, puis trois, puis quatre, puis cinq, puis six : c’est par cooptation que la troupe des <em>Spectacteurs </em>s’est formée en 2008. Philippe Morand, choisi par Jean Liermier pour mettre ce spectacle sur pied, a demandé à Mauro Bellucci de travailler avec lui ; ce duo a ensuite sollicité Doris Ittig, et ainsi de suite jusqu’à compter en outre parmi eux Thierry Jorand, Cédric Dorier et Selvi Purro.</p>
<p>Pour sa première année à la tête du Carouge, Jean Liermier désirait fortement un spectacle qui parle de théâtre par le théâtre, pour introduire à cet art – sous le plus de facettes possible – les élèves du secondaire. Des contacts ont été pris avec la commission théâtre du cycle d’orientation (CTCO), qui ont abouti à un accord permettant de mettre sur pied ce qui allait devenir <em>Les Spectacteurs.</em></p>
<p>Il s’agissait donc de créer pour les élèves un spectacle qui parle du théâtre sous tous ses aspects : mise en scène, vie des comédiens, répertoire, histoire, etc. Le défi consistait à proposer une pièce qui ne fasse preuve d’aucun didactisme. Et pour corser le tout, il fallait aussi que le spectacle convienne à un public plus âgé, voire adulte. Comment s’en tirer ?</p>
<p><strong>Un long travail à la table</strong></p>
<p>Tout, dans ce spectacle, est parti des comédiens – là réside le point central qui a permis de donner réalité à cette gageure. En effet, la période de répétitions a été précédée de plusieurs semaines d’élaboration, sur la base d’une note d’intentions – comme une feuille de route – établie par Philippe Morand. Réflexions communes, discussions autour du projet, lectures de nombreuses scènes, de textes théoriques apportés par les membres de l’équipe, ont fourni une ample matière. Le travail à la table a donc représenté une part très importante de cette entrée en matière, mais les comédiens improvisaient aussi en solo ou en commun sur des thèmes qu’ils se proposaient d’aborder dans le spectacle. Ainsi, en faisant du théâtre, les comédiens donnaient forme à ce spectacle sur le théâtre. Une structure s’est dégagée : des sections plus importantes – sur la mise en scène (scène de <em>La Mouette</em>), sur l’art de raconter (scène des ombres chinoises), sur l’émotion au théâtre (scène du cimetière)… – entrecoupées de « champignons », de scénettes non écrites en guise de « bord de scène » pour amener une transition (les deux comédiennes s’habillant et évoquant les coutumes héritées de l’époque de Molière, par exemple). Et puis, en septembre 2008, le spectacle a été créé, à la fois immuable dans sa structure et son propos, et sans cesse différent par la dose subtile d’improvisation qu’il comporte, par le fort lien avec la salle, aussi, qu’il entretient. Les comédiens ont relevé le défi : élèves, enseignants et public ont plébiscité <em>Les Spectacteurs.</em></p>
<p><strong>Florent Lézat</strong></p>
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		<title>Le théâtre fasciné par la science</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 09:44:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À propos de Docteur Faustus. Christopher Marlowe, William Shakespeare, Molière, Diderot, August Strindberg, Sacha Guitry, Jules Romains, Bertolt Brecht, Edward Bond,<a class="more-link" href="http://www.tcag.ch/blog/2010/textes/le-theatre-fascine-par-la-science-2.html">...[lire la suite]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="coul-texte"><strong><span class="coul-texte">À propos de<em> Docteur Faustus</em>.</span> </strong></span>Christopher Marlowe, William Shakespeare, Molière, Diderot, August Strindberg, Sacha Guitry, Jules Romains, Bertolt Brecht, Edward Bond, Peter Brook, Jean-Claude Carrière… La liste est longue des dramaturges qui ont pris la science comme sujet d’investigation du tempérament humain.<span id="more-2334"></span></p>
<p><span class="lettrine">D</span>epuis leur origine dans la Grèce ancienne, le théâtre et la science entretiennent des liens complexes, passionnels et fertiles. Binôme du fou et du savant, théâtre machine, acteur objet, statut particulier du vrai et du faux : souvent, le théâtre pose la question de la place de l’homme dans un monde gouverné par le savoir, le savant, la science, la technique et ce que l’on appelle aujourd’hui la technoscience.</p>
<p>Dans un ouvrage intitulé <em>Le Théâtre de sciences</em> (CNRS Éditions, 2006), le metteur en scène Michel Valmer  (qui a soutenu une thèse intitulée <em>Le Théâtre de sciences vu de la scène</em>, Université de Bourgogne, 2002) montre à quel point cette rencontre entre la science et le théâtre a conduit certaines formes dramaturgiques à adopter de nouvelles règles de fabrication qui forcent le théâtre à s’interroger, d’une manière plus générale, sur son avenir, son esthétique et sa dramaturgie.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2439" href="http://tcag.ch/blog/2010/textes/le-theatre-fascine-par-la-science-2.html/attachment/faustus-6-296"><img class="size-large wp-image-2439 alignnone" title="(c) Marc Vanappelghem" src="http://tcag.ch/blog/wp-content/uploads/2010/11/faustus-6-296-744x1024.jpg" alt="" width="744" height="1024" /></a></p>
<p>Victor Gauthier-Martin est un familier de ces nouvelles technologies issues des avancées de la science. Le plateau de son <em>Docteur Faustus</em>, qu’il crée au Théâtre de Carouge le 2 novembre 2010, n’est d’ailleurs pas sans évoquer un laboratoire high-tech. Imaginée par Jean-Baptiste Bellon, la scénographie s’empare d’éléments constitutifs de la scène (praticables, pont lumière, moniteurs de régie, câbles&#8230;) et les utilise comme autant d’éléments d’une architecture de laboratoire, avec ses zones d’ombres et de lumières, ses éclairages trompeurs et ses angles morts, ce que l’on peut montrer et ce qui doit rester cacher. <em>« Ce dispositif modulable et polysémique met à jour les outils de la représentation pour mieux en jouer. L’univers visuel du spectacle est largement marqué par le vocabulaire plastique de la technique du spectacle et des nouvelles technologies »</em>, précise-t-il.</p>
<p>Mais pourquoi monter Marlowe, un contemporain de Shakespeare, dans un tel environnement ? La réponse vient du metteur en scène : <em>« En juillet 2010, je suis tombé sur un numéro spécial du </em>Courrier international<em> (NDR : n° 1030-1031-1032) consacré aux rapports complexes que l’homme entretient avec la machine, ces prothèses de corps, ces nouveaux prolongements que sont les téléphones portables, l’ordinateur portable… Toutes ces techniques ont permis de raccourcir les distances et le temps.  Réactivant le vieux rêve de l’homme parfait, du surhomme, invincible et éternel. » </em></p>
<blockquote><p><span class="coul-texte" style="color: #99cc00;"><span class="coul-actu">&laquo;&nbsp;Plus que jamais, le développement fulgurant de la science fait l’objet de débats fébriles, symptomatiques d’inquiétudes au sein de la société.&nbsp;&raquo; </span></span></p></blockquote>
<p>Et si la nouvelle étape de notre évolution passait par l’usage des sciences ? Si notre futur était rempli de machines intelligentes et d’hommes immortels ?  Dans son éditorial, le rédacteur en chef du <em>Courrier international</em>, Raymond Clarinard, rappelle qu’ <em>«aujourd’hui, plus que jamais, le développement fulgurant de la science, avec la climatologie, l’ingénierie génétique, le clonage, les nanosciences, les nouvelles technologies, fait l’objet de débats fébriles, symptomatiques d’inquiétudes au sein de la société. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que nos interrogations sur le présent et l’avenir de l’humanité côtoient intimement les réflexions visionnaires des auteurs du passé comme du présent. »</em> De l’aveu du metteur en scène, ce sont ces réflexions ultra contemporaines qui l’ont ramené au <em>Docteur Faustus</em>.</p>
<p>Dans ses notes, Victor Gauthier-Martin explique qu’il souhaite que Méphistophélès soit incarné par deux comédiens, un homme et une femme. Il les imagine comme un <em>« duo livrant à Faust la cynique comédie de la conscience, par exemple sous la forme du bon et du mauvais ange »</em>, mettant en place <em>« un rapport maître/esclave qui se lit froidement, comme un organigramme d’entreprise ».</em> Et il les met en scène  comme <em>« un chœur de programmeurs et de techniciens, rivés à leurs machines, travaillant corps et âme à la réalisation des ambitions du savant ».</em></p>
<p>Une science qui, à l’époque de l’auteur comme aujourd’hui, fascine et effraie à la fois : <em>« Il y a un mystère de la fascination pour Faust. J’entrevois aujourd’hui le reflet du mythe de Faust dans certaines attitudes de la société face aux avancées scientifiques, qui sont presque de l’ordre de l’emballement collectif », </em>note le metteur en scène avant de conclure, <em>« Christopher Marlowe semble avoir cherché à restituer de cela. Avec cette intuition que Faust est surtout ce qu’on en fait, creuset des fantasmes, personnage emblématique de la passion humaine. »</em></p>
<p><strong>Francis Cossu</strong><em><br />
</em></p>
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		<title>LÉcole des femmes</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 10:17:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>francis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un petit résumé hebdomadaire qui empiète sur la semaine suivante. C'est que comme pour tous, il m'a fallu un peu de repos après cette semaine bien plus riche et mêlée qu'une salade (digestion s'entend).Que dire, que trier dans ce mois concentré en quelques jours. Premièrement souligner l'énorme travail de toute l'équipe technique qui a démonté le décor de Philoctète pour remonter celui de L'école des femmes  en un temps record. De plus, l'espace était réellement utilisable avec foule de détails déjà fonctionnels. Merci énormément.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000;"> Robert Sandoz, comédien et metteur en scène, est l&#8217;assistant de Jean Liermier sur <em>L&#8217;École des femmes</em>.<br />
Semaine après semaine, il livre son journal de bord de la création. Bienvenue dans l&#8217;envers du décor.</span></p>
<p><strong>Deuxième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Cette deuxième semaine s&#8217;achève en plein acte IV. Le survol des deux premiers tiers de la pièce nous a permis de nous poser nombre de questions et d&#8217;en esquisser les réponses. Les comédiens ont reçu des pistes de Jean; elles pourront mûrir jusqu&#8217;au prochain passage. Le texte est bien ancré dans les têtes et la versification presque là. En milieu de semaine, toute l&#8217;équipe costume a fait le voyage de Paris pour un essayage des toiles rapide, efficace et très sympathique. Nous avons pu avoir une idée très claire du résultat final. On explore l&#8217;espace avec des accessoires et des costumes de répétitions de plus en plus précis. <span id="more-1991"></span>L&#8217;enthousiasme de la première semaine est toujours présent, même s&#8217;il est confronté à la masse de travail à faire. Masse dans laquelle nous taillons conséquemment jour après jour. N&#8217;hésitez pas si vous avez des questions. Voici le planning.<br />
Robert</p>
<p><strong>Troisième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Bonjour,<br />
Rien de bouleversant cette semaine (si ce n&#8217;est le jeu des comédiens). On progresse dans notre deuxième parcours de la pièce en salle de répétition. On traque les enjeux et les idées répartis dans les vers. Quelques visites de Georgie avec des accessoires, de Christophe apportant des clavecins qui repartent aussitôt, de Jean-Philippe qui vient prendre la température de ce qu&#8217;il faudra éclairer, de Cécile qui coud et lave les costumes de répétition, se déroulent très discrètement. On bosse. Pendant les répétitions et entre. Pour la semaine qui vient l&#8217;objectif est clair : finir le deuxième parcours de la pièce afin d&#8217;être prêt pour le passage au plateau. Voici le planning,<br />
N&#8217;hésitez pas si vous avez des questions.<br />
Robert</p>
<p><strong>Quatrième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Hello,<br />
Fin d&#8217;une longue semaine quelque peu frigorifique, le chauffage s&#8217;étant reposé quelques jours. Bien qu&#8217;ayant des accessoires de plus en plus précis et même une perruque, même avec les visites régulières de Jean Faravel, cette semaine se résume plutôt à un retour aux bases qu&#8217;à une recherche de raffinement. On a creusé, creusé, creusé. Eux surtout. Mais je crois qu&#8217;on a fissuré le noyau de l&#8217;atome que l&#8217;on peut souhaiter une explosion d&#8217;énergie positive pour notre entrée sur le plateau mardi. Reposons-nous la semaine prochaine sera vive. On se réjouit d&#8217;être tous ensemble sur le pont de la grande salle.<br />
Robert</p>
<p><strong>Cinquième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Bonjour,<br />
Un petit résumé hebdomadaire qui empiète sur la semaine suivante. C&#8217;est que comme pour tous, il m&#8217;a fallu un peu de repos après cette semaine bien plus riche et mêlée qu&#8217;une salade (digestion s&#8217;entend).Que dire, que trier dans ce mois concentré en quelques jours. Premièrement souligner l&#8217;énorme travail de toute l&#8217;équipe technique qui a démonté le décor de <em>Philoctète</em> pour remonter celui de L<em>&#8216;école des femmes</em> en un temps record. De plus, l&#8217;espace était réellement utilisable avec foule de détails déjà fonctionnels. Merci énormément.<br />
Deuxièmement, beaucoup d&#8217;entre vous étaient là ou on fait un passage. Yves a pendant trois jour vu et fait évoluer son espace magnifique. Jean-Philippe a accroché de quoi faire dès mardis des tableaux prometteurs. La Coralie&#8217;s team est passée le temps d&#8217;un éclair essayer tous les costumes. François a dramaturgé le tout grâce à ses lumières intérieures. Georgie revient tous les deux jours les bras chargés d&#8217;accessoires tel le père Noël de cet hiver qui ne veut pas finir. Seul Jean Faravel refuse de participer au travail solidaire et s&#8217;isole, son casque audio sur les oreilles. Blagues à part, je me réjouis d&#8217;entendre ce qu&#8217;il entend par-dessus l&#8217;univers dense des répétitions. La cuisine délicieuse et fastueuse de Frank et Seb a permis aussi de se détendre, de gagner du temps et d&#8217;échanger entre tous les différents domaines cités ci-dessus.<br />
Vous le voyez, le temps est aux louanges.<br />
Face au froid extérieur, faisons-nous chaud au coeur.</p>
<p>Mais quand est-il du travail artistique dans tout cela ? Le passage au décor s&#8217;est bien passé. Naturellement, il a fallu un jour ou deux d&#8217;acclimatation. Mais le travail de Jean en petite salle était cohérent avec l&#8217;espace plateau et très vite notre présence au sein de ce jardin et son existence autour de nous ont paru relativement évident. Bien sûr grâce à beaucoup de petits agencements techniques ou de déplacements, déjà faits ou en cours. Le jeu ne cesse de gagner en profondeur et en clarté. L&#8217;histoire se raconte de mieux en mieux et les quelques bouts à bouts de certains actes ont permis d&#8217;en dessiner les contours. À de rares moments, on croit perdre tout et on le retrouve quelques minutes plus tard. Tout est encore à l&#8217;image des marques de ski de David Junod dans la poudreuse: très claires, vives, à la trajectoire serrées, mais encore à la merci d&#8217;un coup de vent qui les recouvrent de neige. Tant mieux, car nous sommes encore là pour inventer.<br />
Une seule mauvaise nouvelle : la disparition du Notaire que ces nombreux fans regretteront. La coupe des deux scènes où il apparaît a été décidée jeudi. Elle est très cohérente pour la cohérence et le rythme du spectacle. Dixit le principal intéressé, c&#8217;est pour dire si c&#8217;est dramaturgiquement béton.<br />
Bonne semaine à vous.<br />
Ci-dessous le très petit planning des comédiens.<br />
Robert</p>
<p>Hello,</p>
<p>En relisant mon mail écrit dans l&#8217;enthousiasme et la fatigue, je m&#8217;aperçois qu&#8217;une phrase pouvait être mal interprétée. Si je dis que Jean Faravel est un peu à l&#8217;écart, cela n&#8217;est dû qu&#8217;au fait qu&#8217;il travaille avec un casque pour tester ses recherches sans forcément nous les imposer tout de suite et que cela crée une image que je trouvais rigolote. Mais en aucun cas cela ne veut dire qu&#8217;il ne travaille pas ou qu&#8217;il est exclu du groupe. Au contraire, très présent aux répétitions, pointus sur ces demandes de renseignements (en tout cas à l&#8217;assistant), il est en pleine recherche, comme nous tous. Le respect et l&#8217;attachement qui devraient transparaître dans le ton avec lequel est dit une phrase n&#8217;apparaît jamais dans les mails. Et je m&#8217;y fait souvent prendre.<br />
Bonne semaine donc.<br />
Robert</p>
<p><strong>Sixième et septième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Bonjour,<br />
Vu les nombreuses réclamations quant à l&#8217;absence de résumé la semaine dernière (en fait zéro), l&#8217;assistant ne se sent absolument pas coupable de fusionner les épisodes 6 et 7 de notre feuilleton théâtral : L&#8217;école de la tentation des femmes, gloire et beauté.</p>
<p>Lors de la semaine 6, le décor a profité de l&#8217;absence de Gilles pour lui être infidèle et se livrer corps et âme aux techniciens qui lui ont coupé des branches repeint la façade, arracher ses tentures, fait sonner ses clochettes, limer ses allemandes (Philippe et Manu peuvent très bien expliquer ce que c&#8217;est). Dans son parquet se reflétait mille étoiles artificielles. La famille comédienne s&#8217;est pourtant réunie un jeudi après-midi pour commémorer l&#8217;absence de Gilles et accessoirement travailler les trois dernières scènes. Ce fut émouvant, puisque les deux intellectuels assis habituellement derrière leur table dans le noir se sont retrouvés jouant sur le plateau. L&#8217;un qui aurait bien eu besoin d&#8217;être assisté a démontré l&#8217;importance de bien apprendre son texte et de respecter les &laquo;&nbsp;e&nbsp;&raquo; muets et les liaisons à l&#8217;aide de l&#8217;adage &laquo;&nbsp;Faites ce que je dis depuis deux mois, pas ce que je fais avec mon propre texte&nbsp;&raquo;. Tandis que le deuxième offrait une nouvelle version d&#8217;Arnolphe casquetté et sautillant.</p>
<p>Un peu de sérieux avec la semaine 7. Les comédiens ont arpenté la pièce chronologiquement et avec quelques bouts à bout qui ont permis à Jean de radicaliser sa vision et de découvrir un mouvement de jeu et scénographique qui se précise à chaque répétition. Samedi soir avec un filage de la deuxième partie (45 minutes pour les actes IV-V), nous sommes entrés dans une nouvelle phase de travail où toutes les scènes sont considéré comme une pièce continu, ce qui demande une préparation et une concentration supplémentaires des comédiens. Cela était nécessaire et cela est advenu harmonieusement au moment idéal. Sans retard, ni avance. Les comédiens concluent leur semaine à 22h30 par une course au train ou une bière festifs en l&#8217;honneur de Molière le vrai et le toc.</p>
<p>Une bière partagée avec les costumières se relaxant après une semaine de labeur continu (imaginez des petits enfants asiatiques fabriquant des lecteurs DVD dans un sous-sol de 8h du matin à 8h du matin). Et bien c&#8217;est la même chose avec des jeunes filles qui cousent et qui ont le culot de le faire avec le sourire. C&#8217;était la dernière semaine de présence d&#8217;Armelle, la stagiaire costume de Coralie qui a réalisé le costume d&#8217;Alain. Pourquoi faire si long sur les costumes alors que Jean Faravel, Jean-Philippe et Manu sont eux aussi là avant tout le monde et repartent aussi après tout le monde ? Car il fallait rendre hommage aux deux heures et demie passées par corali et Férat sur un parking de la douane en attendant que Coré dédouane les costumes à l&#8217;aide d&#8217;un bâtonnet de colle et de ciseaux.</p>
<p>Quelle belle administration transfrontalière. Pour dire encore que la nuit de Jean-Philippe est belle et inquiétante et que Marc en prend des photos dans sa tête, puisqu&#8217;il arpente la salle les mains nues, mais la préparation ardente. Que Jean Faravel détourne le réel pour introduire un décalage comique ou tragique de bon aloi, que les objets de Georgie que Jean réduit en nombre en sortent grandis en importance, dont Manu au four et au moulin se réjouit de voir Greg et Philou au guindes et au plateau. Samedi, un  bout à bout où tout était réunit jusqu&#8217;au moindre faux cheveu de Katrin Zingg a permis de humer l&#8217;odeur de la terre qui nous attend après notre traversée. Bonne semaine à tous.<br />
Je vais me coucher avant de m&#8217;endormrauhvbiujnnfgp mhuvzujbtnaijrhh<br />
Robert</p>
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		<title>L&#8217;école des Femmes</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 10:22:34 +0000</pubDate>
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