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	<title>L&#039;envers du décor &#187; étape logique</title>
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	<description>Le magazine en ligne du Théâtre de Carouge</description>
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		<title>Du théâtre à l&#8217;appartement</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 15:44:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editeur1</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<description><![CDATA[À propos du Théâtre en appartement. Avant d&#8217;investir des appartements de Carouge et de Meyrin, Qu&#8217;est-ce que tu vois ? a<a class="more-link" href="http://www.tcag.ch/blog/2010/scenes/du-theatre-a-lappartement.html">...[lire la suite]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span class="coul-scene" style="color: #ff9900;">À propos du Théâtre en appartement.</span><span style="color: #ffcc99;"> </span></strong>Avant d&#8217;investir des appartements de Carouge et de Meyrin, <em>Qu&#8217;est-ce que tu vois ?</em> a été présenté dans divers lieux non théâtraux. Hervé Loichemol explique en quoi le passage aux appartements en tant que lieux d&#8217;accueil est porteur de sens pour ce spectacle.<span id="more-2497"></span></p>
<p><span class="lettrine">« </span>Dès sa conception, il y a bientôt deux ans, nous avons souhaité présenter <em>Qu’est-ce que tu vois ?</em> en appartement. Tout au long des répétitions et des représentations, nous avons cherché à préserver une grande proximité entre les actrices et le public, à éviter les &laquo;&nbsp;effets&nbsp;&raquo; – de jeu, de son ou d’éclairage –, à effacer une théâtralité trop exhibée pour trouver une forme de théâtre en direct, comme le cinéma du même nom. C’était la meilleure manière, nous semblait-il, de faire entendre la petite musique de Marie-José Mondzain.<br />
La version &laquo;&nbsp;appartement&nbsp;&raquo; m’apparaît donc comme une étape logique – voire un aboutissement – de notre travail. Les comédiennes devront évidemment adapter leurs repères, mais – c’est du moins ce que j’imagine – elles ne devraient pas être dérangées par l’extrême proximité des spectateurs. Au contraire : la fragilité de la relation avec les spectateurs devrait stimuler celle que les comédiennes entretiennent entre elles à travers le texte de Marie-José Mondzain.</p>
<p>La nécessité de surmonter les nombreuses contraintes imprévues liées à l’espace, au décor, à une quotidienneté étrangère à la logique propre d’une représentation sont plutôt stimulantes et joyeuses. Mieux : elles révèlent une contradiction plus profonde entre deux points de vue et posent une étrange question. Étrange en effet puisque tout semble opposer théâtre et appartement.<br />
Le théâtre est un lieu public, où l’on montre, où l’on sait qu’on est vu quand on montre, où l’on regarde et où l’on sait qu’on est vu quand on regarde, où une forme d’intimité se déploie au vu et au su de tous.<br />
L’appartement, au contraire et comme son nom l’indique, est un lieu à part, retiré du public, opposé à lui, privé, où se déploie une intimité qu’on ne souhaite pas montrer : on y vit mais on ne montre pas ce qu’on vit et, le plus souvent, on ne &laquo;&nbsp;voit&nbsp;&raquo; pas ce qu’on vit.<br />
Cette contradiction entre public et privé est au cœur du texte de Marie-José Mondzain et devrait enrichir cette nouvelle version. <em>Qu’est-ce que tu vois ?</em> devrait trouver ici une nouvelle force interrogative. »  <strong>Hervé Loichemol</strong></p>
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