Edito

13 avril 2011

Harold et Maude

Avant tout, le souhait de rendre compte du choc provoqué par la lecture du roman de Colin Higgins. La forme romanesque permettant l’ellipse, les raccourcis, les sous-entendus… et surtout une place à l’imaginaire beaucoup plus qu’au cinéma où l’image impose une esthétique.

En mettant en scène les simulacres de ses suicides, Harold fait du théâtre. La rencontre avec Maude le transformera, modifiera son regard sur le monde, brisant les a priori et les tabous.

Maude qui revient des camps, qui revient de là d’où l’on ne revient pas, ce qui lui confère une force de vie au-delà du commun. Plus qu’une formidable histoire d’amour, c’est à une initiation que nous assistons. Et c’est bien parce que Maude et Harold n’ont, à cause de leur différence d’âge, que peu de chance de vivre une histoire d’amour, qu’ils vont se livrer, faire connaissance, s’apprivoiser. L’Amour naîtra malgré l’improbable, malgré les conventions, envers et contre tout.

L’espoir de tous les possibles, c’est cela qui m’a donné envie de raconter cette histoire aujourd’hui.

Jean Liermier

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