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MILLE FRANCS DE RÉCOMPENSE

De Victor Hugo

Mise en scène de Laurent Pelly

présentation

MÉLODRAMATIQUE

 

JÉRÔME HUGUET GLAPIEU LAURENT MEININGER ROUSSELINE CHRISTINE BRÃœCHER ÉTIENNETTE, UN MASQUE ÉMILIE VAUDOU CYPRIENNE  BENJAMIN HUBERT EDGAR  RÉMI GIBIER LE MAJOR GÉDOUARD, UN AFFICHEUR, UN HUISSIER DU TRIBUNAL, GENDARME LE BARON DE PUENCARRAL, UN INSPECTEUR DE POLICE, UN MASQUE, UN RECORS THOMAS CONDEMINE (DU 5 AU 14) ET EMMANUEL DAUMAS MONSIEUR DE PONTRESME, UN RECORS JEAN-BENOÃŽT TERRAL MONSIEUR BARUTIN, UN RECORS, UN HUISSIER DU TRIBUNAL, GENDARME, UN HUISSIER D’APPARTEMENT VINCENT BRAMOULLÉ SCABEAU, HUISSIER DE SAISIE, UN MASQUE PASCAL LAMBERT UN HUISSIER DU TRIBUNAL, UN MASQUE, UN RECORS AVEC LA PARTICIPATION DE JACQUES ESCOFFET DANS LE RÔLE DU FRIPIER, DE PIERRE BOUREL DANS LE RÔLE DE L'AFFICHEUR, FRANçOIS BOMBAGLIA DANS LE RÔLE DU FRIPIER ET DE ECKHARD WEBER DANS LE RÔLE D'UN HUISSIER

Sur le plateau, la maison bourgeoise qui abrite Étiennette et sa fille Cyprienne n’est plus que l’ombre d’elle-même. La scénographie, graphique et inventive, donne le ton : Paris est traversé de courants d’air, jonché d’abris de fortunes où les tripots pullulent…

Les huissiers, grandes silhouettes sombres, débarquent. Il y a aussi la mère éplorée, la fille convoitée, le vieux qui vit dans le souvenir d’une France valeureuse mais trompée. Engoncé dans son bonnet, Glapieu, enfant du paradis, frère aîné de Gavroche, observe ce petit monde et, pour le sauver, décide de passer à l’action.

Quand il écrit cette pièce, le père du drame romantique est en exil. Il s’insurge contre la bourgeoisie, l’argent roi qui corrompt, les abus de pouvoir, la misère qui soumet le peuple. Et choisit pour cela un genre polymorphe, le mélodrame : à la fois noir et léger, tragique et drôle, qui navigue entre Boulevard du Crime et réquisitoire politique.

L’actualité de ce texte n’a pas échappé à Agathe Mélinand, dramaturge et codirectrice du Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées avec Laurent Pelly, metteur en scène magicien passé maître dans l’art du rebondissement. Il s’en empare comme pour faire « écho aux combats de Victor Hugo : défendre les libertés dans un humanisme échevelé ».

TNT-Théâtre National de ToulouseMidi-Pyrénées.

éclairage

 PLEURANT D’UN Å’IL, RIANT DE L’AUTRE*

Extrait de Victor Hugo et son Théâtre, intervention d’Antoine Vitez à la Sorbonne le 3 mars 1986.


[…] Quand on monte une pièce de Victor Hugo, on est immédiatement confronté, et les acteurs eux-mêmes au cours des répétitions se le rappellent entre eux et le rappellent au metteur en scène, à la question du rire. Qu’est-ce qui va se passer quand Don Ruy Gomez de Silva dit : « J’en passe et des meilleurs » ? Là, je peux vous dire que ça fait toujours rire.
[…]
C’est un rire qui est machiné par lui perpétuellement, et c’est lui qui cherche en effet à nous faire rire, et à nous faire rire précisément dans les moments les moins lisibles qui
soient, c’est sa perversité à lui, c’est son génie, c’est tout simplement ce qu’il dit dans la préface de Cromwell. Il nous fait rire du grand rire métaphysique de la clownerie,
sur la condition humaine elle-même, sur la mort, sur la souffrance ; donc il y a une intention de faire rire, et c’est cette intention de faire rire qui est perpétuellement à
réhabiliter lorsqu’on travaille sur l’œuvre de Victor Hugo.
[…]
Comment faire rire, comment ne pas avoir peur de faire rire, comment ne pas avoir froid aux yeux quant au rire, et comment en même temps savoir, comprendre et admettre que c’est une œuvre qui doit et peut émouvoir profondément les gens ?
[…]


* François-Victor Hugo, à propos de son père écrivant Mille francs de récompense.

Biographies

LAURENT PELLY


Né en 1962, Laurent Pelly crée en 1980 la compagnie Le Pélican qu’il codirige avec Agathe Mélinand à partir de 1989. En 1994, il réalise Talking Heads d’Alan Bennett au Théâtre Paris-Villette. Il est nommé metteur en scène associé au Cargo / Centre dramatique national des Alpes (CDNA).

1997 est une année charnière : nommé directeur du CDNA, Laurent Pelly met en scène Des héros et des dieux-Hymnes homériques au festival d’Avignon, avant d’aborder l’opéra avec Orphée aux Enfers à Genève et à Lyon, dirigé par Marc Minkowski.

En 1998, il revient en Avignon pour Vie et mort du roi Jean de Shakespeare, dans la cour d’honneur.

De 2000 à 2007, il met en scène de nombreuses œuvres lyriques en France et à l’étranger. Parallèlement, il poursuit son activité au CDNA.

En janvier 2008, Laurent Pelly est nommé codirecteur, avec Agathe Mélinand, du Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées (TNT).

Soirées

Les samedis DJ

Désormais, après la représentation du samedi, le Théâtre de Carouge vous propose de prolonger votre soirée en musique. D’abord au Théâtre, avec un Dj. Puis au Chat Noir pour découvrir de jeunes talents.

  • 9, 16 avril 2011 - Salle François-Simon

Dimanche  au Théâtre

La saison dernière, dans un savoureux duo de catcheurs intellectuels, André Steiger et Richard Vachoux présentaient librement les pièces du Théâtre de Carouge. Cette année, grâce à la complicité d’Anne-Marie Delbart, le Théâtre s’associe aux classes pré-professionnelles d’art dramatique du Conservatoire de musique de Genève. Les premiers dimanches de chaque série de représentations (à partir de 16h), deux étudiants – sous l’œil de leur professeur – répéteront des extraits des pièces programmées et, à leur manière, en feront un commentaire en acte. Une façon inédite et ludique de se familiariser avec des auteurs mais aussi avec le travail d’acteur.

  • 10 avril 2011
Rencontre

La Compagnie des Mots

ve. 8 avril 2011 
De 18h à 19h
Lecture autour de Mille Francs de récompenseRue Vautier 33 à Carouge
Entrée libre sur réservation : mots[at]tcag.ch