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DOCTEUR FAUSTUS

De Christopher Marlowe

Mise en scène de Victor Gauthier-Martin

Forum Meyrin

Partenariat Théâtre Forum Meyrin / Théâtre de Carouge
Offre découverte Docteur Faustus  

Bonjour,  

Victor Gauthier-Martin est l’invité du Théâtre de Carouge, partenaire du Théâtre Forum Meyrin. Jusqu’au 21 novembre, il présente Docteur Faustus, sa dernière création.   

Profitez de notre partenariat pour découvrir l’univers singulier de ce jeune metteur en scène, jamais programmé en Suisse, qui marie la langue classique de Christopher Marlowe aux nouvelles technologies de la communication.

Un projet innovant au service d’un mythe fondateur.  

 

Victor Gauthier-Martin, metteur en scène, à propos de Docteur Faustus :
« Le mythe de Faust tel que nous le connaissons, la figure littéraire, est une réinterprétation du personnage historique. Quel est-il ? Un homme réel, en prise avec une époque de bouleversements.  Malgré des qualités intellectuelles indéniables, il y aurait eu chez lui une propension à la tromperie et pas mal de mégalomanie. Hâbleur, spectaculaire, usurpateur, telles sont les qualités de la figure historique, et Christopher Marlowe semble avoir cherché à restituer de cela. Avec cette intuition que Faust est surtout ce qu'on en fait, creuset des fantasmes, personnage emblématique de la passion humaine. »  

Vous désirez voir ce spectacle ? Profitez de notre offre découverte :
CHF 25.- au lieu de 35.-  Sur présentation de votre carte d'abonné.

 

Offre valable pour les représentations du :

  • Samedi 13 novembre à 19h
  • Dimanche 14 novembre à 17h
  • Samedi 20 novembre à 19h
  • Dimanche 21 novembre à 17h 

Pour cela, il vous suffit de réserver par email  : faustus[at]tcag.ch
En précisant la date et le nombre de places que vous désirez.  

Pour en savoir plus sur le spectacle vous pouvez lire :  
- L’enfer à vif sur tcag.ch/blog 
- L’article de la Tribune de Genève signé Lionel Chiuch   

Faites passez l'info !
Les équipes du Théâtre de Carouge et du Théâtre Forum Meyrin.

 

présentation

UN PERSONNAGE QUI FASCINE TOUJOURS

 

AVEC ALBAN AUMARD, CLÉMENCE BARBIER, PHILIPPE DEMARLE DE L’ENSEMBLE ARTISTIQUE DU THÉÂTRE DE LA VILLE DANS LE RÔLE DE FAUSTUS, ANNE-SHLOMIT DEONNA, PASCALE OUDOT, THIBAUD SAÂDI, FRANK SEMELET ET DAYAN KOROLIC (MUSICIEN), GAËTAN BESNARD (RÉGISSEUR VIDÉO) SUR LE PLATEAU

TRADUCTION JEAN-LOUIS BACKÈS Assistante à la mise en scène Juliette Maugard SCÉNOGRAPHIE  JEAN-BAPTISTE BELLON VIDÉO JULIEN DELMOTTE COSTUMES  MARIE LA ROCCA ASSISTÉE DE GWENDOLINE BOUGET LUMIÈRES  PIERRE LEBLANC MUSIQUE ORIGINALE  DAYAN KOROLIC CHORÉGRAPHE  CAROLINE MARCADÉ  Collaborateur artistique Guillaume Levêque RÉGIE GÉNÉRALE  THIERRY BOUVET INGÉNIERIE SCÉNOGRAPHIE PAUL SAMSOVICI ADMINISTRATION DE PRODUCTION  JULIETTE ROELS ASSISTÉE DE CÉLINE SETTIMELLI

« J’imagine un chÅ“ur de programmeurs et de techniciens, rivés à leurs machines, travaillant corps et âme à la réalisation des ambitions du savant.» Ainsi s’exprime le bouillonnant  Victor Gauthier-Martin à propos de ce Docteur Faustus créé à Carouge, coproduit par le Forum (Blanc-Mesnil) et le Théâtre de la Ville (Paris).

La première version de ce mythe, publiée en Allemagne sous la forme d’un roman populaire, dénonce la magie et vante le doute nécessaire, même face à la science, discipline en plein essor à une époque encore trouble qui tente de réorganiser ses connaissances.

Il perdure une fascination pour Faustus, un attachement à son sens de l’à-propos comme à ses errements. Victor Gauthier-Martin l’entrevoit aujourd’hui dans certaines attitudes de la société face aux avancées scientifiques, de l’ordre de l’emballement collectif.

Faustus est un personnage médiatique avant l’heure. Brûlant les étapes avec l’urgence de ceux qui ont accepté de mourir, il séduit les foules en portant atteinte aux lois naturelles et valorise l’intolérable pour en faire un argument de vente.

Cynique moderne, il est aussi un personnage ambigu : « Faustus n’était-il pas un habile orateur doté d’une mémoire prodigieuse qui lui permettait de retenir plutôt que de savoir ? », s’interroge le metteur en scène. Le mystère reste entier.

 

Production microsystème Co-production Théâtre de Carouge-Atelier de Genève - Théâtre de la Ville, Paris - Le Forum / Scène conventionnée de Blanc-Mesnil, avec la participation du DICRéAM, le soutien du Centquatre et la participation artistique du Jeune Théâtre National. Microsystème est soutenue par la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France Ministère de la Culture et de la Communication. La compagnie est en résidence au Forum / Scène conventionnée de Blanc-Mesnil avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis.

éclairage

A PROPOS DE LA TRAGÉDIE DE FAUSTUS


Face à la figure si célèbre et emblématique du Docteur Faustus, j’ai tout d’abord essayé de comprendre comment les multiples transformations du personnage, les diverses versions littéraires du mythe de Faust pouvaient prendre place et résonner aujourd’hui. Nous connaissons curieusement davantage le mythe de Goethe que celui de Marlowe, ou imaginons du moins le connaître. Chez Goethe, il y a - en bref bien sûr - une soif d’absolu, une projection au-delà du monde connu, de la connaissance, du temps humain, une œuvre complexe et métaphysique, avec l’idéal amoureux comme viatique pour l’éternité.

Aux temps encore baroques, réputés troubles, aventureux, propices aux inversions, Christopher Marlowe avait déjà (ré)écrit sa version du Faust, mais à son image, un maître étalon, un alter ego prompt aux rêves et aux décisions précipitées, aux disputes, un acharné de la vie, un assoiffé de savoir et de succès. La liste est longue, tant ce personnage porte en lui de possibilités et s’identifie à la pulsion humaine de découverte et de défi tel Icare, Don Juan, toute la cohorte des libres penseurs condamnés au nom d’un dieu ou du pouvoir politique.

Ombre de son auteur, illustration de l’intellectuel aventurier de la Renaissance, ce Faust-là, Faustus, brûle les étapes, avec l’urgence de ceux qui ont accepté de mourir. Jeune d’esprit sinon de corps, et ambitieux, il porte atteinte aux lois naturelles, aux codes sociaux, à l’ordre public et à ses règles. Une quête de la vérité, une exigence d’être soi, dans le ton de la tragi-comédie... Il cherche afin d’assouvir ses désirs les outils adéquats, ceux qui sauront effacer les limites de sa condition d’homme : depuis les jeux d’optique, l’induction psychologique, jusqu’aux phénomènes d’illusions par la création d’images, les attaques informatiques et la manipulation du vivant. Faustus, derrière ses machines hyper-sophistiquées, a encore en lui le sorcier originel.

Il y a un mystère de la fascination pour Faust, des générations d’artistes et de penseurs, un attachement à son sens de l’à-propos comme à ses errements. J’entrevois aujourd’hui son reflet dans certaines attitudes de la société face aux avancées scientifiques, de l’ordre de l’emballement collectif. De son côté la recherche évalue, calcule la courbe de notre évolution récente, sur les axes progrès à poursuivre / cauchemar à éviter.

Faustus fait l’expérience du surhomme, de l’homme parfait que la science nous donne à rêver : le pouvoir de se sculpter, de se programmer à l’image de ce que nous voulons être, de vivre plus longtemps. L’électronique, les médicaments, la chirurgie que nous avons apprivoisés contribuent «comme par magie» à nous rendre plus intelligents, plus forts, plus rapides, en un mot plus efficaces.

Aux mains de cette science, le corps devient œuvre d’art, mille fois retouché au scalpel par des Méphistophélès aux doigts d’or. Il devient machine, dotée d’un cerveau dont on peut connecter les neurones, ou dotée de prothèses, de corps étrangers, de cellules qui ont cessé de dégénérer. Il devient marchandise, dans les pays pauvres, par le jeu du trafic d’organes. Il devient modèle reproductible à l’infini.

Victor Gauthier-Martin

Biographies

VICTOR GAUTHIER-MARTIN


Après deux ans en Angleterre à l’Everyman Theater à Cheltenham, Victor Gauthier-Martin, de retour en France, suit les ateliers du soir au Théâtre National de Chaillot puis intègre l’ERAC (École régionale d’acteurs de Cannes). Il y met en scène avec sa promotion Les Amis font le philosophe de Jacob Lenz.

Un an plus tard, en 1994, il est reçu au CNSAD (Conservatoire national supérieur d’art dramatique) où il monte  Ambulance de Grégory Motton à la salle Jouvet au Conservatoire et au Théâtre des Ateliers à Aix-en-Provence, puis La Cuisine d’Arnold Wesker au Théâtre du Conservatoire et au Théâtre du Soleil, invité par Ariane Mnouchkine.

Il repart ensuite un an en Angleterre à LAMDA (London Academy of Music and Dramatic Art) avec une bourse Lavoisière. À son retour, il présente  Ailleurs tout près de Françoise Mesnier dans le cadre du Jeune Théâtre National et travaille en collaboration avec la compagnie du Vis-à-Vis pour monter Les Petites Choses et Un baiser dans la tête de Sonia Willi au Théâtre universitaire de Nantes.

Entre 2000 et 2002, dans le cadre de l’Unité nomade de formation à la mise en scène, il travaille avec Manfred Karge à Berlin et Krystian Lupa à Cracovie.

En parallèle, il est comédien dans les spectacles de Sébastien Bournac, Jean-François Peyret, Benoît Bradel, Pascal Rambert, Alain Françon et Jean Liermier.

Depuis 2003, Victor Gauthier-Martin développe tous ses projets de mise en scène au sein de microsystème avec la collaboration de Juliette Roels en tant qu’administratrice de production. La compagnie est en résidence au Forum de Blanc-Mesnil depuis le 1er janvier 2008.

Soirées

Deuxième after du Théâtre de Carouge. Le principe est simple : assistez au spectacle et prolongez votre soirée en compagnie de jeunes talents de la scène musicale Suisse. Et, grâce, à un partenariat avec Le Chat Noir.

Samedi 6 novembre :

  • 19h Docteur Faustus : Pris dans le vacarme d’une époque en pleine restructuration de ses savoirs, Faust n’arrive plus à étancher sa soif de connaissance. Il passe un pacte avec le diable et en obtient vingt-quatre ans de vie supplémentaire à condition que son âme lui revienne.  
  • 21h Dj Garance (Genève) & Yves B (sax)   Elle :  Eclectique et aventureuse, influencée par les rythmes de son Brésil, les sons des années 80 - 90 de son adolescence et par quelques coups de cÅ“ur de la musique pop actuelle, DJ Garance mixe depuis 2005 dans la région genevoise et à l'étranger. Elle a des affinités avec des sons deep, dubby et mélodieux : tekhouse & progressive to techno, en fonction du lieu et de l'heure!
    Lui : Adepte des musiques dansantes de tous types (funk, house, acid-jazz...) et de formations à dimensions variables (big-bands, sections cuivres, quartets, trios...), le saxophone alto est son moyen d'expression favori. Habitué des scènes romandes et des collaborations avec des DJs, il se produira pour la première fois avec DJ Garance (Genève).

Théâtre de Carouge Salle François-Simon – 39 rue Ancienne à Carouge
Tarif CHF 35.- / Collaborateurs du Chat Noir CHF 12.- / Membres CHF 30.-
Un cocktail sera offert au bar du Théâtre à la fin de la représentation.        

  • 22h à 5h :Au Chat Noir : Gypsy Sound System présente Volxtanz (World beat)

    Une fois par mois, le Gypsy Sound System sort de sa chapka l’un des trésors récoltés au cours de ses pérégrinations aux quatre coins de l’Europe : en novembre, il présente Volxtanz, un groupe multicolore qui promet de siphonner jusqu’à la dernière goutte d’adrénaline du public en le faisant danser sur des rythmes effrénés alliant klezmer, ska, polka et autres Balkan beats !
  • Et à suivre : Gypsy Sound System, Dj Olga & Dr Schnaps (Balkan beat)

    Gypsy Sound System, c’est un frémissement, une décharge, un hurlement, une caresse. Ce ne sont pas deux DJs, c’est la vie qui parle pour et par toutes les musiques dont ces deux ménestrels modernes se font serviteurs et pèlerins. De l’Inde à l’Espagne, en passant par les Balkans et les pays méditerranéens, des mélodies traditionnelles aux tempos modernes chaloupés, électrisés, ragganisés, dubisés, bref clairement métissés, c’est un ample beuglement, c’est un soupir de bonheur au service de la magie. Ces deux troubadours sont là pour partager cette chance merveilleuse qu’on a de célébrer cette belle mélodie que l’on appelle la vie. 

Le Chat Noir : 13 rue Vautier à Carouge – T 022 343 49 98 – www.chatnoir.ch
Tarif CHF 16.- / Etudiant CHF 12.- / Carte 20 ans/20 francs CHF 10.-
Public (sur présentation du billet du théâtre daté du jour) et staff du Théâtre CHF 12.-  (consommation non comprise)  

 

En tournée

EN TOURNÉE


Blanc-Mesnil - Le Forum du 25 au 27 nov. et du 2 au 4 déc. 2010
Paris - Théâtre de la Ville AUX Abesses du 8 au 18 déc. 2010
Chelles - Théâtre de Chelles 14 jan. 2011
Mâcon - Scène nationale 21 jan. 2011

Le Conservatoire

La saison dernière, André Steiger et Richard Vachoux présentaient librement les pièces du Théâtre de Carouge.  Cette année, grâce à la complicité d’Anne-Marie Delbart, le Théâtre s’associe aux classes pré-professionnelles d’art dramatique du Conservatoire de Musique de  Genève. Les premiers dimanches de chaque série de représentations (à partir de 16h), deux étudiants – sous l’œil de leur professeur – répéteront des extraits des pièces programmées et, à leur manière, en feront un commentaire en acte. Une façon inédite et ludique de se familiariser avec des auteurs mais aussi avec le travail d’acteur.

  • Dimanche 7 Novembre à 16h

    Tentés par leur  professeur Yvan Rihs, Tibor Ockenfels et Raphaël Vachoux, les élèves de 2ème année du Conservatoire, ont vendu leur âme  pour goûter à Docteur Faustus, le temps d'une vingtaine de minutes.
    Mais quel sort leur sera réservé au bout du compte, et quelles connaissances du personnage y glâneront-ils, afin de les partager avec le public ? Tout dépend des conclusions  de cette expérience contradictoire, où le diable n'est pas toujours celui que l'on croit.
    Car si tout le monde s'accorde sur le caractère légendaire et la légitimité culturelle dont jouit le héros, saurait-on dire ce qu'il est vraiment, d'où il sort et surtout quelle est encore sa justification, en tant que mythe, pour notre civilisation d'aujourd'hui ?
    Faust ? Faustus ? Personnage admirable ou détestable ? Marionnette ou prestidigitateur ? Tibor ou Raphaël ? Des Faust, on en rencontre certainement de toutes sortes, mais celui que l'on cherche vraiment, c'est peut-être celui qui s'imposerait à nous en tant qu'être véritablement théâtral, et qui, s'étant échappé des livres et des doctes références, se présenterait ainsi vivant face à nous, pour nous emmener dans les mystères du monde, mais aussi dans ses  pires travers.
    Yvan Rihs

Théâtre de Carouge Salle François-Simon – 39 rue Ancienne à Carouge
Entrée libre. Tarif spectacle à 17h : CHF 35.-